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Avec 10 albums à son actif et de ne nombreux clips, Booba dispose d’une discographie impressionnante mais parfois méconnue de la jeune génération. Il a su s’imposer, au fil des années, comme un des emblèmes du rap hexagonal.  Rapfr.fr vous propose aujourd’hui, de faire un retour en vidéo sur la carrière du rappeur le plus connu des Français.

Numéro 1 : Mauvais oeil - Pas le temps pour les regrets  

« Né pour amener ma part de progrès. Pas le temps pour les regrets »  

Véritable déflagration sonore pour l’époque, le groupe Lunatic, composé de Booba et d’Ali, sonne le début d’une nouvelle ère pour le rap français. Les ténèbres et la lumière se réunissent sur un seul disque estampillé 92. Le groupe, véritable oxymore musical, devient le symbole d’un rap français qui se veut plus « street ». Les plumes sont lunaires, mais les propos restent collés au bitume. L’album est considéré comme un classique au style sans précédent dans le rap français. Et tous les médecins rapologues vous conseilleront de faire une cure de « Mauvais oeil » au moins une fois par an.

Booba : 10 Albums – 10 clips. Numéro 2 : Temps Mort - Repose en paix

« Que le Hip-hop Français repose en paix »

Avec Temps Mort, Booba  démarre sa carrière en solo avec brio (génie diront certains). Il faut dire que tous les morceaux de ce monument du rap français sont d’une qualité lyricale exceptionnelle.  Quant à la production musicale du projet, elle dénote (mais sans fausse note) avec le premier album de Lunatic. Le tout sonne visiblement (et auditivement) plus « Cain-ri », tout en restant fidèle au rap de rue qu’affectionne le rappeur de Boulogne. En somme, le premier album solo  de Booba est une réussite incontestable, tant sur le plan artistique que commercial. Encore une fois, si vous avez mal au rap, prenez du « Temps Mort » 

Numéro 3 : Panthéon - N°10

« Mon drapeau blanc est toujours au sale »

Fort du succès de l’album précédent, Booba revient à la charge avec un nouvel album destiné à un public plus large, le tout sans trahir ses valeurs originelles. Sorti en 2004, ce projet lui permet d’aller encore plus loin dans diffusion de sa musique. Grâce à la réédition de temps mort, il avait déjà réussi à entrer avec fracas dans la rotation de la plus célèbre des radios rap de l’époque. Avec N°10, il persiste, signe et s’impose dans la playlist quotidienne de la station FM la plus courue des rappeurs (d’hier, d’aujourd’hui et peut-être du monde d’après…).

Numéro 4 : Ouest Side - Boulbi

« Si j’traine en bas d’chez toi j’fais chuter le prix de l’immobilier » 

Sorti en en 2006, Ouest Side est un hommage à son Sénégal d’origine et  à sa banlieue à l’ouest de la capitale française.  Et si « Mauvaise œil » est le classique d’une génération, on peut dire que ce projet est celui de la suivante. Avec cet album, Booba envoie plusieurs singles, tous aussi Street que commerciaux (oui oui, ça existe). Que ce soit avec Boulbi, qui tournera pendant des années en club, ou avec garde la pèche, qui (re)mettra  cette expression sur toutes les langues, le rappeur franchira un nouveau cap dans les charts.  Petite pépite sur le brownie, sur le titre « Pitbull », il reprend un sample de la célèbre chanson de Renaud : Mistral gagnant.

Booba : 10 Albums – 10 clips. Numéro 5 : 0.9 - Game Over

« MC tends moi la main pour que j’écrase mon mégot »

Après le succès de son précédent disque (eh oui avant on parlait en disque), on peut dire que la constellation rap français attend le météore de pied ferme. Changement de style musical (déjà initié avec Boulbi), Booba se présente  avec un rap plus empreint des sonorités du sud (des États-Unis, précisons-le pour les plus forts en géographie). Et même si ce CD (ah la belle époque du physique) ne rencontre pas le même engouement que les précédents, il sera certifié disque d’or (100 000 galettes à cette époque, rappelons-le !). Ce qui permet au rappeur de changer de flow comme de chemise, et de renouveler sa musicalité sans perdre la fougue textuelle de ses débuts.  Mais surtout, c’est sur cette oeuvre que le rappeur « parigo-miamien » introduit pour la première fois l’autotune dans le paysage du rap fr. L’aube d’une révolution musicale vient de poindre à l’horizon… 

Numéro 6 : Lunatic - Ma Couleur

« Jamais au premier rang, toujours dans les embrouilles. Au lieu de partir en cours, je suis parti en couille »

Nous voilà arrivés dans les années 2010, soit dix ans après le premier essai discographique de l’indéboulonnable rappeur Boulonnais. Toujours en forme, malgré un parcours qui en aurait essoufflé plus d’un, Booba revient avec un album dont le titre rend hommage au groupe le plus célèbre du 92. Sur « Ma Couleur », il nous explique comment  il a réussi à se construire dans la douleur, malgré les freins raciaux qui sont en oeuvre dans notre douce France. Un album qui lui permettra également de reproduire l’expérience de l’autotune avec une maîtrise sans précédent dans le rap francophone (normal, en ces temps reculés, peu de rappeurs se risquaient à perdre leurs Street Cred’ en chantonnant).

Numéro 7 : Futur - Kalash

« J’suis frais, j’suis nickel. Tirelire est pleine, j’ai haine habituelle » 


Ma question préférée, qu’est-ce (que) j’vais faire de tout cet oseille? Question que l’on se pose tous chaque matin devant l’abondance de pièces dans notre porte monnaie. Booba revient fort avec un album produit par Thérapie. Nouveaux flows, nouvelles phases, le rappeur est aussi (voire plus) frais qu’à ses débuts. N’en déplaise à certains, il n’est pas dans le courant musical du moment, il le crée. L’ère de la Trap est arrivée en France via les States, et cela passe évidemment par Booba. On pourrait penser qu’il s’agit là d’une renaissance musicale pour lui, mais il faut avouer qu’il se renouvelle à chaque album. Cet opus est donc dans la continuité de sa carrière : le changement ou rien, marche ou crève!

Booba : 10 Albums – 10 clips. Numéro 8 : D.U.C - LVMH

« J’ai caché mon magot de pirate entre Key West et Key Largo »

Le succès ne le quitte plus, et en 2015 déjà, il peut se targuer d’avoir une longévité artistique et commerciale sans précédent dans l’histoire du rap Gaulois (oui, on ne vit plus en Gaule et Booba n’est pas Gaulois, mais c’est pour la rime, même s’il n’y en a pas). Le rappeur des Hauts-de-Seine repart à l’assaut des bacs tel un DUC venant récupéré son domaine. Sur le morceau LVMH, il expose fièrement et ostensiblement sa réussite. Le parallèle entre Bernard Arnault et Booba est frappant (et pas uniquement par leurs physiques) , les deux hommes font preuve de peu d’états d’âme quand il s’agit de faire du caramel.

Numéro 9 : Nero Nemesis - 92i Veyron

« Si c’est eux qui ont raison, je ne suis pas raisonnable »

Plus productif que jamais,  en 2015, Booba offre à son public deux albums dans la même année (et de nombreux clips). Sûrement parce que le  mouvement a bien changé depuis qu’il y a fait ses premières apparitions phoniques. Aujourd’hui, c’est le nouvel Âge d’or du rap français et le streaming y est pour beaucoup. L’abondance de nouveaux rappeurs et des titres par dizaines de milliers sur les plateformes, ne le déstabiliseront pas. Il sera resté ancré au top des ventes et des écoutes. Le clip de 92i Veyron cumule presque 75 millions de vues au moment où ces lignes sont écrites. Une prouesse qui lui permet certainement de se dire qu’il avait raison de ne pas être raisonnable…

Booba : 10 Albums – 10 clips. Numéro 10 : Trône  - Petite Fille 

« T’as pas de piston, t’es noir ? Sors le Beretta. Elles sont faites contre nous, donc on enfreint les lois »

De prime abord, on pourrait croire que la paternité aurait attendri le Chef du 92i. Il faut dire que l’ambiance mélodieuse qui accompagne le morceau, nous transporte au-delà des mots. Et même si le titre reste principalement une ode à sa petite fille, il  n’en demeure pas moins que Booba balance quelques punchlines savamment assassines. En ce qui concerne le visuel, là , on voyage réellement dans un autre monde . Le clip impressionne par la qualité de sa réalisation et la richesse des idées graphiques mises au service de l’histoire. 

Noir c’est noir ont-ils dit ? Peut-être, mais la lueur d’un ciel étoilé sur une île déserte servira toujours de repère au roi des pirates du rap français. La piraterie n’est jamais finie, la suite arrive soyez-en sûrs.

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